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Sommaire
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Sortie raquettes avec TUVIH
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Dimanche 9 mars 2008, 8h30, c’est l’effervescence sur
le parking à la douane de Perly de St. Julien. Tout le monde s’active,
on organise les voitures, on écoute les dernières instructions, on
remplit les sacs à dos avec les victuailles prévues pour le repas de
midi. Ca sera fondue pour tous ! (une spécialité de la section ski
nordique)
Le groupe de cafistes de St. Julien a été rejoint par Bernard et
Jean-Louis du CAF de Cluses, qui sont arrivés avec le matériel, des
luges spécialement adaptées pour les PMR (personnes à mobilité réduite).
Ce club propose régulièrement depuis 15 ans des sorties en montagne à
des associations locales comme TUVIH (Trait d’Union Vers l’Intégration
des Personnes Handicapées).
Murielle, Arthur et Fabien, accompagnés de leurs amies Chloé, Lorelaï et
Palmyre, ainsi que de Cécile et Colette, des encadrantes de TUVIH,
attendent patiemment l’heure du départ dans « l’Accessible » garé à
proximité.
9h, tout ce petit monde prend la direction de St. Cergue puis du Col de
la Givrine à 1.232m (environ 50km de Genève) dans le Jura Vaudois, point
de départ de la sortie.
Les luges sont assemblées sur place. La neige est au
rendez-vous mais la météo ne s’annonce pas très bonne. Dans un premier
temps, les raquettes sont fixées sur les sacs à dos.
Le circuit qui a été choisi (9km aller/retour) emprunte une piste
piétonne damée dont on s’écarte au bout d’1h, au niveau de l’alpage d’Haut-Mont
pour suivre la trace d’un sentier.
Une course s’est engagée entre les « pousseurs » et
les « tireurs » de Fabien et ceux d’Arthur, si bien que nous arrivons à
la Cabane de Rochefort (cabane gardée donc chauffée) à 1.388 m vers
11h30.
A plusieurs reprises, une compétition de descente est
improvisée au plus grand plaisir de Fabien et Arthur.
De nombreux nuages cachent en grande partie la magnifique vue que l’on a
du chalet sur le lac Léman et la chaîne des Alpes, le panorama s’étend
du Cervin à la Tournette, en passant par le Grand Combin, les Dents du
Midi, le Mont Blanc, les Aravis, etc.
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Murielle, Arthur et Fabien sont installés à l’intérieur. Les experts
préparent la fondue pendant qu’un autre groupe dresse les tables qui
nous ont été réservées. Un petit verre de vin blanc vaudois en guise
d’apéritif et rapidement les fourchettes s’activent dans les caquelons.
Une bonne ambiance règne, la chaleur est douce, les esprits
s’engourdissent. Toute l’équipe quitte le chalet vers 14h ; le retour se
fait par les fruitières de Nyon. Après 3h de randonnée (aller/retour),
nous rejoignons les voitures sur le parking.
Pour résumer la sortie, il aura fallu :
7 voitures
3 luges
33 paires de raquettes
6,400 kg de fondue
12 baguettes
10 boîtes de salade de fruits
4 cakes
8 bouteilles de vin
3 fioles de gnôle… avec modération !
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Tous les « tireurs » et « pousseurs » vous diront que tirer une luge,
c’est « physique ». Dès que le relief change et qu’on attaque une pente,
l’effort est encore plus intense. De plus, la luge n’est pas stable et
est difficile à diriger surtout dans les descentes ; heureusement il y
avait suffisamment de participants pour se relayer.
Ont participés : Danzio, Franca, Jean-Paul, Marie-Françoise, Mireille,
Eric, Mady, Georges, Annick, Daniel, Roger, Liliane, Maurice, Isabelle,
Daniel, Fanny, Xavier, Michael, Jean-Marie, Cécile, Danielle, Thierry et
Thibaut.
Photographies d'Annick Regard et
de Jean-Paul Panchaud.
Encore un grand merci à vous tous qui avez su faire de cette journée un
grand moment de convivialité et d’échange.
Cécile Besse |
Retour au début
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Pyrénées 2007
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Nous sommes 7 à partir le 07/07/07 pour un raid de 7
jours dans les ENCANTATS en Espagne ! Pascal notre chef de course,
Maurice, Christiane, Jean-Michel, Geneviève, José et moi.
Départ à 5 heures du matin de St Julien à 2 voitures... Malheureusement
cette journée est classée rouge, et la circulation est dense dans la
Vallée du Rhône. Nous arrivons cependant à 16 h.30 au Gîte du Moulin à
Fos, juste avant la frontière espagnole, au sud de St Gaudens. Gîte très
accueillant, un petit dortoir pour nous, repas très bon et copieux sur
la terrasse, il fait chaud, c’est agréable.
DIMANCHE 8 Nous devons laisser
la voiture après Arties en Espagne (une quarantaine de km) pour une
semaine. Nous sommes à 1670 m. d’altitude. Après un chemin carrossable,
nous attaquons la montée par un sentier caillouteux et rocheux mais bien
tracé, pas trop raide. Nous atteignons notre premier lac, (nous ne
compterons plus les lacs tellement nous en verrons !!) C’est une grande
retenue d’eau, à 2010 m. d’altitude au bord duquel est situé le refuge
Restanca, belle bâtisse en pierre du pays où nous dormirons au retour.
Il reste à monter un dénivelé de 400 m. environ.
Le final jusqu’au Coret de Oelhacrestada à 2475 m. se fait dans les
éboulis de rochers. Lac avant le col, lacs après le col, vue magnifique,
pique-nique au bord de l’eau. Vent, soleil, les nuages s’amoncellent et
les orages annoncés deviennent possibles ; le Pic de Montardo nous
nargue, c’est un sommet 400 m. plus haut que nous, caillouteux. Pascal
avait mis son ascension au programme, mais le temps incertain et la
montée déjà fatigante nous font renoncer. Geneviève « la parisienne »,
pas habituée au sac lourd, se fait charrier par « les montagnards » et
Maurice lui vide son sac pour voir ce qu’elle a pris en trop !!…Pendant
la pause, une dizaine de vautours nous survole et à la montée nous
avions surpris un marmotton, ce seront pratiquement les seuls animaux
que nous croiserons pendant ce raid espagnol.
Nous descendons au refuge Ventosa en longeant plusieurs lacs. Le refuge,
à 2220 m., surplombe un grand lac, très encaissé. Beaucoup de vent,
soleil et nuages, un orage lointain se manifestera dans la nuit avec un
peu de pluie. Bon accueil au refuge, grand dortoir, repas
copieux. Pas de douches chaudes…vive les lingettes !!.
LUNDI
9 Nous devrions avoir la pluie, d’après la météo !..
Etape pas très longue, mais…quel terrain d’aventure !!!...La montée au
col Contraix à 2745 m., commence tranquille par un beau sentier un peu
rocheux, le long du torrent, au milieu des rhodos en fleur et des pins à
crochets, c’est édénique…Mais après le lac, le sentier monte dans les
éboulis, et là,
nous faisons 500 m. de dénivelé dans les éboulis de rochers, nous
avançons de blocs en blocs en suivant les cairns pas toujours bien
visibles…C’est épuisant, nous perdons beaucoup de temps, je ne suis pas
à l’aise du tout, contrairement à Christiane qui saute comme un
chamois…non, comme un isard, nous sommes dans les Pyrénées ! Au fait où
sont-ils ?...Il ne fait pas chaud, le vent souffle fort, le final est
très raide mais le terrain est moins rocheux Heureusement qu’il ne pleut
pas !
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Au Col Contraix |
La descente de l’autre côté est raide au
départ avec encore de bons passages rocheux. Pique-nique au-dessus du
Lac Contraix. Nous retrouvons en bas du sentier le torrent à l’eau
cristalline, bordé de fleurs de rhodos, de pins et de verdure. Il reste
à remonter 100 m. par un sentier raide avant d’atteindre le joli refuge
d’Estany Llong au bord du torrent à 2000 m. d’altitude. Nous sommes un
peu fatigués, j’ai piqué ma crise à la montée--satanés blocs--,
Geneviève à la descente, les Sisters se font remarquer !! Douches
chaudes payantes, Christiane, Maurice et José se lavent dans le
torrent…c’est vrai que le soleil est là mais il ne fait pas bien chaud.
Maurice arbore un joli pansement très « artisanal » sur le sommet du
crâne, le sang avait coulé abondamment, heureusement sans gravité. !!
Nous ne pouvons pas monter dans les dortoirs avant 20 h.
MARDI 10
Nous sommes moins pressés ce matin, la course sera plus facile, très peu
de passages de dalles, le Col de Dellui à 2570 m. se monte en douceur.
Vent violent au sommet, vue magnifique sur 3 lacs dont 2 grands, les
lacs Cubiero et Tort que nous contournerons et où nous pique-niquerons à
l’abri du vent, divin !….Un peu de remontée avant d’atteindre le refuge
Colomina à 2395 m., petit refuge très simple, avec connotation népalaise
: drapeaux et fenêtres peintes en rose.
Il ne fait pas chaud au refuge, le vent souffle fort, les nuages
s’accumulent, mais le soleil avait été présent toute la journée, et nous
avions pu admirer encore des parterres de fleurs, rhodos, orchidées (nigritelles),
bois joli ( ?) sur tige très courte, entre autres. Avant le repas, Uno,
apéro. Repas très moyen. Le refuge est petit, mal aménagé, nous devons
déposer nos sacs en bas, dans le passage entre les sanitaires, la salle
à manger et l’escalier qui monte aux dortoirs !!...Dur, dur le matin
quand tout le monde se lève.
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Lacs Cubiero et Tor vus du Col
de Dellui |
MERCREDI 11 Il fait froid,
nuageux, le vent est violent. Petit dej. pas terrible, tout est là pour
nous saper le moral, Geneviève accuse le coup…nous ne ferons pas la
variante vu le temps incertain et le moral des troupes. Nous nous
dirigeons vers le Pas de l’Os puis le Col de Saburo à 2670 m.. Le vent
froid nous attaque. Le premier petit col se monte bien grâce aux marches
aménagées au final, nous passons un petit lac et nous montons au
deuxième col un peu dans les éboulis. La descente est raide sur une
petite longueur, puis nous atteignons les lacs, des rochers, des pins,
des rhodos, c’est magnifique. Pique-nique au bord d’un lac juste avant
le refuge, un peu à l’abri du vent.
Nous surplombons enfin le refuge au milieu d’un grand lac au contour
très irrégulier. Paysage grandiose, le soleil arrive en même temps que
nous. Nous descendons vers le lac parmi les dalles et les pins. Nous
passons sur un barrage en pierres de taille disposées en gradin, puis
sur une passerelle faite de planches clouées sur deux troncs d’arbre, et
arrivons au refuge Joseph Maria Blanc, à 2350 m. d’altitude. Refuge
grand luxe, spacieux, très joli, Internet à disposition (les portables
passent rarement), 16 personnes par dortoirs, dommage, les échelles
accédant aux couchages supérieurs sont assez scabreux !! Nous mangeons
bien. Les repas espagnols se composent toujours de la même manière :
entrée chaude, crudités, viande avec peu de légumes, dessert. J’ai du
mal à me faire servir des pâtes !!
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Le refuge José Maria Blanc |
JEUDI
12 Grand beau ce matin, pas de vent, c’est extra !
Après la remontée pour quitter le refuge (la descente de la veille),
nous rejoignons le sentier qui nous amène tranquillement au Col
Monestéro à 2710 m. La descente est plus raide, mais le sol est très
meuble, jusqu’aux dalles …toujours aussi mal rangées !! Pascal pose une
main-courante pour un petit passage délicat…il faut bien que la corde
serve !! Puis nous longeons le torrent, et encore des lacs où nous
pique-niquons, l’eau est extrêmement limpide.
Enfin nous arrivons au Lac Sant Maurici, touristique car accessible
facilement, dans lequel se mirent les Encantats, deux sommets
semblables. Il faut remonter jusqu’au refuge Amitges à 2380 m. par un
chemin carrossable, un peu long…Refuge super bien placé lui aussi, on
voit 4 lacs ! On prend le soleil au bord du plus haut. La salle à manger
est grande et pleine de monde, nous avons la chance d’avoir une table à
l’écart du bruit.. Un petit « digeo » avant de se coucher, le dortoir
est pratiquement plein…au moins 50 personnes…il fait chaud, c’est
bruyant, mais je dors bien, c’est sans doute le whisky !
VENDREDI 13 il
faut jouer au loto aujourd’hui !! Temps magnifique, bon petit déjeuner.
Montée douce jusqu’au Port de Ratera d’Espot à 2590 m, descente vers le
Lac Obago. Nous quittons le GR et passons de lac en lac, nous le
retrouverons pour monter au Port de Caldes à 2595 m. Nous empruntons un
sentier qui coupe, mais nous nous retrouvons au-dessus du Lac de
Colomers, au refuge en construction. Casse-croûte avant de monter au
col, il reste 400 m. de montée ; le col n’en finit pas, il est à
rallonge !!...Pique-nique au sommet à l’abri du vent. Petite descente
vers un collet puis au Col de Oelhacrestada à 2475 m, où nous étions
passés à la montée, avant de piquer sur le refuge Restanca, au bord du
lac à 2010 m, par un sentier raide et caillouteux. Nous sommes fatigués
après 9 h 30 de marche ! Refuge assez grand, bien ordonné, 15 personnes
par dortoir. Repas dans une petite salle très sonore…
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SAMEDI 14
Nous partons plus tard et c’est le dernier jour du raid. Après avoir
réglé un petit litige dans les comptes avec le refuge, nous descendons
au parking par un autre itinéraire que celui de montée (petite boucle
pour marcher, Christiane est en manque !), joli circuit.
Nous arrivons aux voitures en fin de matinée, ce qui nous permet de
déjeuner à Arties au resto. On est bien, il fait chaud, nous prenons le
temps de visiter le village très touristique car bien restauré dans le
style du pays, mélange de pierre et de bois, très beau.
Arrivés à Fos vers 16 h.au gîte, le patron n’arrivera qu’à 19 h. avec 12
ados, 6 françaises et 6 allemands!..
Pâtes aux fruits de mer, riz avec plein de trucs dedans, poulet, mousse
au chocolat, fruits. Geneviève et moi couchons au gîte –très bruyant--,
les autres par terre chez le patron. Nous rencontrons une jeune
étudiante espagnole qui fait seule la traversée des Pyrénées d’Ouest en
Est ! C’est courageux. Françoise téléphone nous annonçant qu’elle ne
peut pas nous rejoindre pour la deuxième semaine dans les PO, ainsi que
Marthe.
DIMANCHE 15
Petit dej. à 8 h30 !! Journée de repos pour les jambes, nous allons à St
Gaudens mettre au train Christiane et Jean-Michel. Courses pour la
semaine, déjeuner dans une brasserie. Arrivée à 16 h. au gîte La
Pastorale à Porta, au pied du Col du Puymorens, joli gîte équestre en
bord de route. Catherine nous y retrouve.
LUNDI 16
On prend les voitures. A Porté nous empruntons une route à péage et nous
nous arrêtons au deuxième parking.
Montée en forêt, quelques rochers, comme d’hab., arrivée à l’Estany de
Font Viva puis au nord à l’Estany de Lanos, très grand lac retenu par un
barrage. Nous pensions monter au Puig Pedros mais il reste encore 700 m.
de dénivelé !..Vent violent, temps orageux, on se dirige donc au NE vers
le Puig Castell Isard mais sans faire le sommet car c’est un tas de
cailloux peu intéressant. Pique-nique au lac. Descente par le barrage,
joli passage au-dessus du lac parmi les rochers et les rhodos.Puis nous
prenons le GR7 en balcon pour le quitter à l’aplomb du Lac de Font Viva
et rattraper le sentier de montée dans les rochers. Quelques fleurs, en
particulier des ramondes, fleur typiquement pyrénéenne, ressemblant à
une gentiane et une campanule, des lis des Pyrénées, des petites
gentianes étoilées…Coucher à Porta, apéro dehors.
MARDI 17
6 h., Paul vient nous chercher. Même départ, même direction mais par un
autre itinéraire jusqu’à la première cabane. Puis nous montons par
paliers vers le Bac de Coll Roig. pour atteindre le collet par une
petite combe dans les éboulis. Pique-nique au petit sommet à 2878 m.,
très belle vue vers l’est malgré les nuages sur la mer.
Nous suivons l’arête, herbe ou rocher, jusqu’au Puig Oriental de Coll
Roig, descendons au Coll Roig, puis nous faisons en AR le Puig
Occidental du Coll Roig à 2833 m. Descente dans les éboulis au départ,
puis parmi les rhodos hors sentier. Retrouvons le sentier de départ à la
cabane. Nous avons vu 2 mouflons sur la crête, et quelques vautours.
Nous avons dû faire presque 1500 m. de dénivelé.
A Porta, nous récupérons nos affaires car nous changeons de gîte,
direction la vallée de Fond Romeu en passant par l’enclave espagnole de
Lleva. Le gîte Cal Paï est situé dans le petit village d’Eyne, à 1500 m.
d’altitude, dans une vieille bâtisse du pays toute en pierre.
L’intérieur est très chaleureux ; la grande salle à manger est
entièrement tapissée de peintures, huiles et aquarelles, faites par la
patronne, Françoise Matisse, ou des amis.
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Puig Oriental et Occidental du
Coll Roig |
MERCREDI 18
Petit dej. royal…il y a de tout sur la table, gâteaux, tartes, jus de
fruits, pain grillé…c’est génial.
Prenons les voitures jusqu’à Thuès pour faire les gorges de la Carança.
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Gorges de la Carança |
Un sentier, parfois rocheux, longe
et remonte le torrent, en nous faisant passer par des passerelles, des
ponts suspendus, des échelles. Nous nous arrêtons vers 1800 m.
d’altitude, au départ du sentier qui entre en forêt et redescendons par
le même chemin, mais nous bifurquons vers le bas pour emprunter, de
l’autre côté du torrent, un passage en corniche creusé dans le rocher,
impressionnant et très beau.
Au Cal Paï, nous apprécions les douches et le bon repas, la patronne
cuisine toujours des plats très variés et originaux comme des bricks de
chèvre et épinard, du poisson en papillote, et des gâteaux ou des
tartes. Catherine débouche une bouteille de vin espagnol rouge et
pétillant, très doux. Petit salon à l’étage, chambres à deux, tout est
meublé à l’ancienne, chaque chambre à son charme et sa déco. Le repas
est copieux et très bon.
JEUDI 19
Nous prenons le Train Jaune à 9 h.30 à Mont-Louis Cabanasse jusqu’à
Villefranche-de-Conflent pour visiter le Fort Libéria. Montée à pied au
fort, il fait très chaud. On se paie le resto, terrasse ombragée, super.
Puis visite des remparts, quelques courses, et retour par le train.
Achat de poteries au gîte.
VENDREDI 20
Lever tôt, Paul vient nous chercher, départ de la station de ski Eyne
1600. Catherine n’est pas des nôtres, une piqûre d’araignée lui a fait
gonfler le pied, elle ne veut pas marcher toute une journée. Elle va
aller profiter des sources chaudes du coin.
Le chemin est carrossable jusqu’au Vallon de Planes, et nous montons
doucement dans cette vallée bien verte, pins, fleurs. Brouillard en bas
puis nuages et soleil, mais vent de plus en plus violent. En montant
nous admirons des marmottes et leurs marmottons, puis plus haut un
quarantaine d’isards, magnifique ! Nous traversons un passage rocheux et
tombons sur un immense troupeau d’isards, presque une centaine de bêtes,
dans une grande combe herbeuse. Nous sommes gâtés, dommage que Catherine
ne soit pas avec nous.
Une dernière grimpette nous amène au Serrat de Les Fontes à 2771 m. .Le
ciel est menaçant, nous ne ferons pas la Pte d’Eyne. Casse-croûte à
l’abri du vent qui est très violent sur les crêtes. Nous allons suivre
les crêtes très faciles jusqu’à la Cambre d’Aze, sommet rocheux. Vent et
nuages, vue limitée, Geneviève et moi renonçons à atteindre le vrai
sommet. Nous redescendons toujours par les crêtes qui deviennent une
croupe herbeuse avant d’atteindre la forêt de pins au dessus de la
station de ski. Nous empruntons la piste de ski « rouge » jusqu’au
parking.
C’est la 71è fois que Paul fait la Cambre d’Aze !!...et la 71e fois que
le « prostatique » Maurice s’arrête.. nous nous sommes donnés quelques
surnoms : « Serre-fille pervers » pour José qui assure très bien son
grade de serre-file, « l’Araignée » pour Catherine, « le 1% » pour moi
(c’est le pourcentage de cardiaques qui ne peuvent monter les 734
marches du fort de Villefranche creusées dans le rocher), et il y a «
Coco Bel Œil », Geneviève traînant depuis le départ un chalazion qui
s’est infecté. Pascal le chef reste « Le Chef ».
Nous récupérons Catherine pour aller prendre un pot chez Paul et
Jeannine qui habitent à Cabanasse dans une jolie maison. Ensuite,
Maurice, Pascal, Geneviève et moi allons à la pharmacie de Mont-Louis
pour soigner l’œil de Geneviève, puis chez le médecin aux Angles, à 15
km, dans le brouillard et le froid !!
Dîner à Cal Paï pour le dernier jour, dommage, nous étions bien chez
Françoise.
SAMEDI 21 Courses à Mont-Louis
avant de marcher un peu dans la Vallée d’Eyne réputée pour sa flore
généreuse et variée. Nous montons environ une heure et pique-niquons au
bord du torrent, ombre et soleil au choix.
Catherine nous quitte pour rejoindre sa fille et nous reprenons les
voitures.
A Olette, en direction de Villefranche, nous empruntons une route de
montagne, pas très sécurisée, loin de tout, pour rejoindre Jujols où se
trouve notre prochain et dernier gîte. Jujols, perdu dans la montagne,
surplombant à 980 m. la vallée du Canigou, est un petit hameau de
maisons tout en pierre très typiques, il se restaure petit à petit, et
compte presque autant de gîtes que d’habitations ! Nous devons laisser
les voitures à l’entrée du village, et voici la 1° averse de notre
séjour !! Nous trouvons le gîte, tout au bout du patelin, et l’auberge
où nous allons dîner. Il pleut et il fait froid.
DIMANCHE 22
Pascal est réveillé par un « bon anniversaire », nous lui offrons une BD
dédicacée par nous tous, une coupelle en poterie d’Eyne et un chien en
peluche. Puis retour à St Julien sans problème.
Séjour magnifique mais un peu fatiguant car les sentiers
ne sont pas toujours faciles.
Grand merci à Pascal pour savoir nous dénicher des paysages aussi
grandioses. Annie Bouscaud
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Ramondes |
Lis des Pyrénées |
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J’ai oublié de mettre mes lunettes de soleil et de la crème. C’est grave
docteur ? |
Voyons cela. Asseyez-vous.
Voici la courbe qui montre la hauteur du soleil sur l’horizon à midi
solaire, soit la hauteur maximale du soleil sur l’horizon, en fonction
des jours de l’année. Cette courbe est valable pour une latitude donnée.
Ici, j’ai pris la latitude de Genève = 46°. Cf. l’annexe pour les
matheux qui veulent savoir comment cette courbe est construite.

Nous nous intéressons à une période de deux mois et demi : de la
mi-novembre à la fin-janvier. Durant cette période, la hauteur du soleil
sur l’horizon ne dépasse pas 25°, même à midi solaire. Nous allons voir
sur la figure suivante que durant cette période, les rayons UV sont
fortement atténués car ils traversent une grande quantité d’air par
rapport à la moyenne du reste de l’année. Nous allons calculer un ordre
de grandeur de cette atténuation en prenant une hauteur de 60° pour
représenter la belle saison. D’autre part, seules les basses couches de
l’atmosphère filtrent efficacement les UV puisqu’à 5’500m, la quantité
d’air n’est que la moitié de ce qu’elle est au niveau de la mer, et à
8’500m elle n’en est que le tiers. Pour simplifier, nous allons
considérer que la partie de l’atmosphère qui filtre les UV a 5’000m
d’épaisseur, et que nous randonnons en moyenne montagne. C’est au sommet
que nous sommes le plus exposés aux UV, et nous allons prendre un sommet
à 2’000m. Nous obtenons le schéma suivant :

Un petit calcul montre que le rayon dont l’incidence est de 60° est
filtré par 3’464 m d’air. Le rayon dont l’incidence est de 25° est
filtré par 7’099 m d’air. Ce dernier est donc 2 fois plus atténué que le
premier, en ayant supposé que la densité d’air était la même partout. En
réalité, la densité de l’air diminue avec l’altitude, d’où les
différentes nuances de gris sur le schéma. Si l’on prend en compte cette
variation de la densité, le rayon d’incidence 25° est filtré par les
basses couches (gris foncé) sur des distances plus importantes, et le
rapport d’atténuation est en réalité supérieur à 2.
Nota : le dessin fait penser que l’atmosphère est constituée de couches
d’air de même densité empilées les unes sur les autres. En fait la
densité de l’air diminue progressivement avec l’altitude mais je n’ai
pas réussi à le dessiner avec Word !
Quelques mots sur la réverbération (quand il y a de la neige durant la
période qui nous intéresse) : les rayons incidents sont partiellement
absorbés par la neige, et repartent donc encore bien plus atténués. Elle
joue donc un rôle de 2ème ordre.
Bien sûr, tout cela est très théorique, et le calcul ci-dessus a
nécessité quelques simplifications :
- Il n’est pas tout le temps midi,
- L’angle représentatif de la belle
saison a été fixé à 60° ; il serait plus juste de calculer le
rapport d’atténuation par rapport à la moyenne de février, mars,
avril,…, octobre.
Mais encore une fois, le but était de
calculer un ordre de grandeur.
Il y a aussi l’approche empirique : faîtes vous-même l’expérience :
sortez un jour sans protection, entre mi-novembre et fin-janvier, et
vérifiez sur vous-même (sensation de brûlure ?) si cela vous a vraiment
manqué. Il faut aussi prendre en compte le fait que durant cette
période, la plupart d’entre nous sommes privés d’UV en semaine. Or les
UV ont aussi des effets bénéfiques : fixation de certaines vitamines,
fixation du calcium, etc.
Bien entendu, cet exposé ne s’adresse qu’aux randonneurs du dimanche qui
s’exposent au plus une fois par semaine. Il ne s’adresse pas aux
professionnels de la montagne.
Notez que tout ceci est à pondérer par la sensibilité de vos yeux et
votre peau.
Notez aussi que ces données sont valables dans les Alpes où la latitude
ne varie que de quelques degrés. Elles ne sont pas valables dans le Haut
Atlas, encore moins dans l’île de la Réunion. Plus on se rapproche de
l’équateur, plus le soleil est haut quelle que soit la date et l’heure.
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Annexe : quelques calculs pour les
amateurs |
α = inclinaison de la terre par rapport
au plan de sa trajectoire autour du soleil = 23°
L = latitude du lieu. Genève : 46°
h = hauteur du soleil sur l’horizon à midi (hauteur maximale pour une
journée donnée). |
Le 21 juin
h = 90° + α – L = 67°

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Le 21 décembre
h = 90° - L – α = 21°
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La hauteur oscille donc entre 21° et 67°
en passant deux fois par sa valeur moyenne (44°) aux équinoxes d’automne
et de printemps. La terre tournant autour du soleil à vitesse constante,
la sinusoïde s’impose pour modéliser ce phénomène cyclique.
Enfin quelques mots sur les 2 journées d’équinoxes : celle d’automne le
21 septembre et celle de printemps le 21 mars. Durant ces deux journées,
sur toute la terre :
- Le temps qui sépare le lever du soleil du coucher
du soleil est de 12 heures, le jour dure donc aussi longtemps que la
nuit (étymologie : latin equi nox : égale la nuit).
- Le soleil se couche pile à l’Ouest et se lève
pile à l’Est. Ce n’est pas le cas les autres jours, contrairement
aux idées reçues.
- A midi, la hauteur du soleil sur l’horizon est
90° - L : 44° à Genève, 40° à Paris, 90° à l’équateur, 0° (rayon
rasant) aux pôles
Daniel Seitelbach |
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Séjour Névache Ubaye du 10 au 23
juillet 2006 |

LUNDI 10 nous avons
rendez-vous chez Christiane à 8h., Pascal prend les sisters
Geneviève-Annie, et Maurice prend Françoise à Collonges, puis
Christiane.
Grand beau temps. Passons par la Maurienne, Col du Télégraphe,
Valloire, Cols du Galibier et du Lautaret (pauvre Christiane)
et…arrêt 3h. !! le temps de voir passer une course cycliste (8500
coureurs, ça mobilise du monde). Pendant ce temps Geneviève fait du stop
jusqu’au Télégraphe pour récupérer son éternel sweet noir oublié au
café, et moi je fais une aquarelle.
17h.30, arrivée au ref. I Re Mage à 1785m. en voiture, au fond de
la Vallée Etroite. Refuge super, très accueillant…apéro et génépi
offerts, repas plus que copieux. Dortoirs d’une douzaine de couchages,
nous nous groupons dans un coin, il reste qlq places libres. Nous y
resterons 2 nuits, donc nous prenons nos aises, Maurice « brasse » entre
sa voiture et le dortoir…
MARDI 11 petit déj
6h.30…dur-dur les vacances ! C’est vrai qu’une grande étape nous attend,
la montée au Mont Thabor 3178m..(il vaut mieux tenir que courir,
n’est-ce pas Pascal ?)…
Départ à pied du refuge, montée par Prat du Plan, Col des Méandes
à 2727m., puis le Thabor en A-R. Visite de la petite chapelle,
photos. Descente par le Lac de Peyron, puis vers le Col de la
Vallée Etroite. Nous bifurquons avant le col pour récupérer le
sentier qui descend sur le refuge, en contournant le Grand Séru.
Temps magnifique, idéal pour une si belle course, près de 1500m. de
dénivelé. ! Pour une première journée, ça va fort, Geneviève souffre !
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MERCREDI 12 petit déj.
6h.30.. on prend l’habitude.
Nous reprenons les voitures pour quitter la Vallée Etroite et
remontons la Vallée de la Clarée jusqu’à Laval où nous
laissons les deux voitures sur le parking au bout de la route, à 2030m.
d’altitude. Là nous chargeons nos sacs pour deux jours, avec en prime
des risques d’orage.
Nous suivons la vallée puis prenons à droite vers le Lac Long
puis le Lac Rond, pour continuer jusqu’au Col des Muandes
à 2828m. Très beaux panoramas. Descente du col hors sentier en passant
par les Lacs de la Madeleine, très nombreux.
Retour par GR57 pour atteindre le ref. des Drayères où nous
couchons une nuit.
Repas quelconque. A côté de
nous , une trentaine de personnes ,de tous ages fêtent un anniversaire.
Orage le soir tard, un peu de pluie. Un petit quiproquo avec les «
savattes » du refuge …nous avions trouvé de très jolis nu-pieds ! …
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JEUDI 13 6h.15 à table.Etape
assez longue en distance.
Montée par le GR57, Seuil des Rochilles ; on contourne les
lacs Rond et du Grand Bau, on passe au Col des Rochilles,
puis plein sud vers le Lac des Cerces,-arrivée magnifique en
surplomb- puis en traversée jusqu’au Col de la Ponsonnière à
2613m.. Vue sur le Lac de la Ponsonnière en contrebas. Très beau
panorama.
Nous nous dirigeons ensuite à gauche en direction du Col des Béraudes
2730m. Les 300 premiers mètres sont raides, d’abord très raides dans
l’herbe et les cailloux. Puis la pente est un petit peu moins soutenue,
dans les éboulis et les rochers. Ca passe bien. La descente devient plus
scabreuse car le sentier est fait de terre et de petits graviers, ou
parfois de gros éboulis. Nous ne devons cependant pas traîner car
l’orage gronde sur le massif d’en face.
Arrivés au Lac des Béraudes où nous pensions déjeuner, nous
repartons bien vite car l’orage se précise. Pique-nique très rapide à
200m. de dénivelé de l’arrivée , dérangés par la pluie…quelques gouttes
finalement. Arrivés aux voitures, prenons un pot à la Fruitière,
gîte très accueillant,où nous dégustons cafés ou citrons pressés, et
surtout tartelettes aux myrtilles et fromage blanc aux myrtilles pour
Maurice.
Les deux hommes emmènent les voitures à Névache et reviennent en
navette à la Fruitière pour rejoindre le refuge de Ricou à
pied, comme nous un peu plus tôt. L’orage arrive et la pluie tombe peu
après notre arrivée. Refuge très sympa. Petite chambre pour 8 mais nous
ne sommes que nous 6. Douches. Le soleil revient. Repas très bon et très
copieux dans une petite salle à manger agréable : soupe à la tomate,
gratin de pommes de terre, porc, fromage, crèmes. C’est dommage qu’on
n’y passe qu’une nuit !
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VENDREDI 14
petit déj à 7h.
Départ du refuge en montant vers La Replate, le Lac de Laramon, le Lac
du Serpent, et enfin la Crête des Gardioles à 2935m. Terrain très
minéral, gros blocs ou caillasse. Puis descente sur le Lac Blanc,
toujours dans les éboulis, nous sommes obligés de descendre un peu plus
bas pour atteindre le Col du Vallon à 2645m.que nous remontons donc un
peu .
Le retour sur Névache se fait par un sentier d’abord dans la prairie
alpine, très agréable, puis dans les cailloux. Glissade de Maurice en
traversant un ruisseau, heureusement il a de quoi se changer !
Pique-nique. Passage à la petite chapelle St Michel. Petit arrêt
également avant l’arrivée. Toujours les risques d’orage mais que nous
évitons.
Pot à Névache, puis en voiture jusqu’à Plampinet où nous sommes attendus
au gîte La Cleida. La patronne est très « olé-olé », mais accueillante.
Nous avons un dortoir pour 6, avec 3 lits superposés. Il fait chaud et
en plus nous sommes un peu plus bas en altitude que d’habitude. Les
portables passent…On soigne Christiane qui a une vilaine blessure mal
soignée.à la jambe. Nous sommes très inquiets au sujet de la « bouffe
»car ce gîte a mauvaise réputation …Mais le repas est bon : radis,
fricassée de porc et riz, fromage ou dessert , il pourrait être plus
copieux. !
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SAMEDI 15
départ 7h.30 !..un peu froid ce matin.
Montons en direction du Fort de l’Olive à 2146m. d’altitude par
un très joli sentier en forêt de mélèzes, bien raide par moments.
Maintenant il fait chaud. Le fort est tout au sommet, nous nous
apprêtons à y monter mais un « convoi » de 25 à 30..voitures roulent en
direction du fort sur cette bonne voie carrossable pour une visite
également.
Nous les laissons passer et empruntons à notre tour cette route, mais
dans l’autre sens, tant pis pour la visite, sur plusieurs kms., jusqu’au
sentier qui débouche au Col de l’Oule à 2456m.. Nous dérangeons une
multitude de criquets. Piquenique. Après le col restons à flanc pour
atteindre le Col de Cibière, puis le Col de la Porte de
Cristol. Descente sur Névache par un bon sentier tranquille
en alpage, arrêt au joli lac de Cristol –rhodos, roseaux,
poissons et criquets ou sauterelles- et là nous nous faisons semer par
Maurice que nous rejoindrons beaucoup plus bas… Prenons le GR, raide en
arrivant sur Névache.
Nous accueillons Marie-Hélène au passage de la navette qui vient de
Briançon et nous nous dépêchons de nous doucher avant d’aller encourager
les semi-marathoniens qui vont passer vers 18h.30 à Plampinet
(ils vont de Névache à Briançon,) Pendant ce temps Pascal va rechercher
Christiane et Françoise restées à Névache n’ayant eu qu’une
voiture sur place. Au passage des coureurs, Viévou est hélée par une
marathonienne de sa connaissance. Avant dîner nous allons vite acheter
du fromage de chèvre à la ferme .Au menu : pamplemousse, saucisses au
chou et pommes vapeur, sautées pour moi, fromage ou dessert. Un petit
génépi dans la chambre pour accueillir M-Hélène , et pour faire nos
adieux à Françoise que Maurice va emmener demain matin à Briançon ,son
car pour Grenoble est à 7h. »sniff »On a su après qu’elle a eu 3h.
d’attente à Grenoble !!!
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LUNDI 17 petit
déj. à 6h.30, car des orages sont annoncés pour l’après-midi.
Nous filons le long de l’Ubaye par un bon sentier ; nous aurons 4
heures de montée douce et 700m. de dénivelé le long du torrent avant
d’atteindre le Col de Longet à 2660m
.Au fur et à mesure de la montée, la vallée s’élargit, on voit des
marmottes et des moutons. Un peu plus de fleurs que dans le bas de la
vallée, mais c’est beaucoup moins fleuri que la Clarée. Le lit du
torrent se rétrécit et se creuse, le sentier passe à flanc, creusé dans
la moraine, il monte et descend. Le col est très long et très large,
parsemé de lacs. La frontière avec l’Italie passe entre les lacs. De
drôles de bouts de rochers sont mis comme des pointes verticales au sol
au soi-disant col.
Descente en 3heures ; prenons vers le bas une variante en restant du
même côté du torrent (ce qui donne lieu, en franchissant un bras du
torrent, à un bon arrosage…pas toujours maîtrisé!). Le parcours est très
beau le long de l’Ubaye, dans les mélèzes. Un petit bain de pieds
fait du bien, Geneviève essaye de venger Françoise en arrosant Pascal
avec sa gourde mais c’est elle qui se retrouve trempée !!!
Nous arrivons à temps car l’orage commence à gronder. Le temps de
prendre un pot, de se doucher, la pluie tombe. Comme nous quittons le
gîte demain de bonne heure nous devons tout ranger ce soir. Cette vallée
est vraiment sujette aux orages et le gîte est en pleine trajectoire…
coupures de courant très fréquentes, hier la foudre a endommagé les
installations électriques du gîte : alarme, radio…Au dîner : soupe, rôti
de porc, lentilles et pâtes, fromage, îles flottantes, toujours très bon
et copieux.
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MARDI 18 petit
déj.à 6h.30 .. Risques d’orage en début d’après-midi..,la route a été
coupée 2 nuits de suite. Comme nous devrons la prendre au retour de
notre course, nous préférons y être avant l’orage annoncé.
Montée au Col de Mary ou de Maurin à 2641m. Faisons un
petit sommet sans nom. Boîte aux lettres au col, pleine de lettres
!!Passons au Col Marinet à 2787m. Puis nous descendons au Lac
du même nom.Très belle vue du col.Pique-nique au-dessus du petit lac
vert turquoise. à côté du grand
Il fait chaud mais l’orage commence à se manifester. 12h.30 repartons en
même temps qu’un groupe d’une bonne dizaine de personnes qu’il faut
doubler dans les rochers en descente. Nous retrouvons le sentier de
montée en contrebas. Nous rencontrons plus bas le groupe des handicapés
que Maurice connaît
Arrivés aux
voitures nous repartons pour Fouillouse par la route encore bien
abîmée. Après le pont nous prenons un auto-stoppeur anglais jusqu’au
gîte Les Granges. Le gîte est animé, ça nous change. Il est
simple, un peu vieillot, mais la douche est bonne et le dortoir pour 6
est plus spacieux qu’à La Cure. Le repas est bon et copieux :
soupe, bœuf bourguignon et riz, salade, fromage et salade de fruits.
Nous avons vu plein de marmottes en montagne mais toujours aucune trace
de chamois…
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MERCREDI 19
petit déj. à 7h .Le temps est beau et ne s’annonce pas orageux, on fait
donc une longue randonnée.
Départ à pied du gîte en direction du Col de la Gypière en
passant par le refuge de Chambeyron, à côté du Lac Premier,
couleur émeraude. Sentier de montée très agréable, pas trop raide, edelweiss au bord du chemin Arrêt au refuge : café, soupe, tarte aux
myrtilles, chacun trouve son bonheur. Après le refuge le sentier est
plus caillouteux, puis passe dans les éboulis et le schiste jusqu’au
Col de Gypière à 2922m., en passant le long du grand Lac des Neuf
Couleurs . Du col nous faisons en aller-retour le sommet de la
Tête de la Fréma 3151m.,sur terrain très schisteux.
Nous basculons ensuite sur l’Italie au milieu des éboulis et nous
redescendons jusqu’à 2600 m. environ.Pique-nique au soleil avant
de monter au Col de Stroppia à 2825m., dur car nous ne prenons
pas le sentier qui contourne les éboulis , nous les traversons pendant
un bon moment avant d’atteindre le col. La descente est raide au départ,
plus douce ensuite, mais longue, dur, dur..pour les genoux et les pieds.
A Fouillouse nous prenons une boisson ou une glace au petit café
, ça fait du bien de s’asseoir. ! Bonne douche. Au dîner : soupe,
poulet, purée ou pommes sautées, salade, fromage et tarte aux pommes.
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JEUDI 20 petit
déj. à 7h.
Montée douce au Col de Mirandol 2433m., d’abord en forêt de
mélèzes puis en alpage. Marie-Hélène est fatiguée de la longue course d’hier,son
humeur s’en ressent, Christiane l’assiste. …
Au col nous descendons sur St Ours qui est à 1775m. d’altitude
par un sentier parfois bien raide et caillouteux. St Ours est un
hameau qui abrite 2 gîtes dont un qui semble bien sympa. Maurice achète
du bon fromage de chèvre.
Enfin montée au Col Vallonnet à 2524m. par un chemin jeepable, en
pente à peu près régulière. Nous longeons le torrent avant d’atteindre
le Lac du Vallonnet Inférieur à 2432m. où nous pique-niquons.
Encore un effort jusqu’au col avant de descendre sur Fouillouse
par un très agréable sentier en pente douce le long d’un petit torrent,
d’abord dans l’alpage, puis en terrain caillouteux, enfin en forêt.
Prenons boissons et tartes aux framboises au petit café à l’entrée de
Fouillouse comme hier. Douches. Repas : soupe,rôti de porc et
jardinière de légumes- j’ai des coquillettes- salade, fromage et tarte.
Demain, petite rando et tourisme à Jausiers avant de rejoindre
Larche, notre dernière étape couchage.
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VENDREDI 21
petit déj. à 7h. Nous quittons « Les Granges » de Fouillouse
à regret car nous y étions bien.
Départ en voiture jusqu’à Condamine, montée au Fort de
Tournoux. Problème au fort moyen, la grille est fermée, nous ne
pouvons pas traverser le fort pour continuer le chemin. Nous descendons
un dénivelé d’environ 200m. pour prendre le sentier en forêt de l’autre
côté du fort. , et nous montons jusqu’au fort supérieur à 1760m. où nous
pique-niquons. Il fait très chaud. Nous voyons plein de mélampyres des
bois.
Nous revenons par le même chemin, et nous reprenons la route jusqu’à
Jausiers. Arrêt au café et à la Maison de l’Ubaye pour faire
quelques achats, avant d’arriver à Larche, au gîte Le Refuge.
Dortoir de 12 personnes, ce n’est pas très intime ! Bas flancs comme en
refuge. Mais bon accueil, très bon repas : gratin de courgette, tourte
aux pommes de terre, rôti de porc aux légumes, fromage et glaces !
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SAMEDI 22 Bon
anniversaire Pascal !!! Petit déj. à 6h.30 copieux.
Départ du gîte, montée au Col de Mallemort à 2559m. par un bon
sentier. On surplombe les baraquements de Viraysse. Du col nous
faisons en aller-retour le sommet de la Tête de Viraysse où est
situé le fort. Arrivés au sommet, nous apprenons que le fort est privé
depuis peu, mais les messieurs qui sont en train de le restaurer nous
laissent gentiment passer.Très belle vue circulaire.
.Du col, nous continuons à flanc sur la Meyna ,que nous
contournerons,pour monter au Col de Portiolette à 2692m. par un
sentier très rocheux dans de gros éboulis. Descente sur un terrain de
pierres et d’herbes jusqu’au Lac de Viraysse.
Pique-nique puis…bains de pieds, douches involontaires, mais bain
volontaire pour Marie-Hélène et Pascal. Bonnes rigolades. Au cours de la
descente, Pascal et Christiane voulaient faire une variante à La Tête
Dure, mais l’orage gronde, qlq gouttes se précisent, nous
redescendons tous au plus vite à Larche.
Douches. Attendant le dîner, nous papotons. Dernière soirée en montagne,
nous reprenons la route demain. Nous apprécions un apéro, Geneviève
avait acheté des gressins.
Au dîner : salade mêlée, sauté de dinde à la crème et riz, gâteau
d’anniversaire au chocolat avec des bougies et une boule de glace à la
vanille. On offre à Pascal une bouteille de génépi, une carte et nous
lui chantons « happy birthday », la table d’à côté entonne « un bon
anniversaire » en danois et une autre table chante encore dans une autre
langue, tout le monde s’y met, et applaudit Pascal, L’orage est passé,
la nuit est bonne malgré le monde (nous sommes 12 dans le dortoir).
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DIMANCHE 23
petit déj.à 6h.30 comme d’habitude.
Départ en voiture jusqu’à La Grave où nous prenons un dernier pot
ensemble. Puis Christiane, étant pressée de rentrer, part avec Maurice
et nous prenons avec nous Marie-Hélène. Arrêt à Vizille, visite
du parc du château, déjeuner dans une brasserie. Il fait vraiment chaud.
Nous déposons Marie-Hélène à Pringy vers 15h., sur son palier car
elle n’a pas ses clés et Bruno n’est pas encore rentré(elle n’attendra
qu’un quart d’heure !).Nous sommes à St Julien une heure après.
Comptes avec Pascal pour l’essence.
Grand merci à notre chef de course Pascal.Annie
Bouscaud
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Au
sommet du Mont Thabor |
Marmotte en Ubaye |
Le
Brec de Chambeyron |
Maljasset |
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A
la Tête de la Fréma |
Lac Laramon |
Parterre de linaigrettes |
Sur la Crête des Gardioles |
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Lac des Cerces |
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L’altimètre et ses limitations
L’idée de cet article m’est venue durant l’hiver
2001-2002 : Patricia et moi étions en voyage au Costa Rica. Ce jour là,
notre minibus était en train de rouler le long de la haute route
trans-américaine, et notre guide accompagnateur voulait nous renseigner
sur notre altitude : « alors là nous sommes à trois mille…tiens…on
devrait être à trois mille cent, d’après la carte, mais mon altimètre
indique deux mille neuf cent ! Zut ! On s’est trompé de route ? Non, il
n’y en a qu’une. Ou alors il y a eu un éboulement ? ». Notre homme était
passablement affolé. Et pourtant, il n’y avait vraiment pas de quoi !
Essayons de comprendre.
Nous savons tous que plus on monte
en altitude, plus l’air est rare, et donc moins la pression est élevée.
C’est sur ce principe que s’appuie l’altimètre :

La capsule (1) contient un petit
peu d’air captif. Le boîtier étanche (2) est soumis à la pression
extérieure Ps. Quand on s’élève en altitude, Ps diminue, la capsule (1)
gonfle, et provoque une déviation de l’aiguille (4) via le mécanisme de
transmission et d’amplification (3). Le cadran est gradué en mètres.
La question suivante se pose :
dans la mesure où il y a des zones sur terre où la pression
atmosphérique est élevée (anticyclones), et d’autres où la pression
atmosphérique est faible (dépressions), comment est effectué
l’étalonnage de l’appareil, c’est-à-dire, comment sont établies les
graduations ? Pour résoudre ce problème, les gens concernés par
l’atmosphère (météorologues, aviateurs, fabricants d’altimètre, etc.)
ont défini ce que l’on appelle l’atmosphère standard. C’est une
atmosphère purement conventionnelle pour mettre tout le monde d’accord.
A chaque altitude correspond une pression standard. Par exemple, en
atmosphère standard au niveau de la mer, la pression est de 1013 hPa (ou
millibar). Un altimètre est un baromètre dont le cadran est gradué en
mètres et dont l’étalonnage a été effectué en atmosphère standard.

Comme l’atmosphère réelle est
différente de l’atmosphère standard, un mécanisme supplémentaire au
niveau du cadrant permet au randonneur de recaler son altimètre
lorsqu’il connaît son altitude, ce qui revient à se translater d’une
courbe à une autre sur la figure précédente.
Jusqu’à présent tout va bien, mais
le hic, c’est que nous avons raisonné comme si les masses d’air, les
anticyclones et les dépressions, étaient figées sur place. Il n’en est
rien ! Tout cela bouge dans tous les sens, et comme on dit, le temps
change. Quelle est la conséquence pour l’altimètre ? Imaginons un
montagnard qui arrive le soir au refuge, recale son altimètre sur 2400
m, altitude du refuge indiquée au-dessus de la porte, et le range dans
son sac. Une dépression arrive pendant la nuit. Le lendemain matin,
l’altimètre indique environ 2500 m. Que s’est-il passé ? La petite
capsule (1) a gonflé non pas parce que le randonneur est monté, mais
parce que la pression a baissé sur place. C’est aussi bête que çà.
La courbe de l’atmosphère standard
montre qu’à 0m, une variation de 10 hPa provoque une déviation
d’aiguille de 85 m. A 2400 m, la même variation de 10 hPa provoque une
déviation de 105 m. A 4800 m, elle provoque une déviation de 135 m.
Autrement dit : plus on est haut, plus l’altimètre est sensible aux
changements du temps. L’extrait de carte météo ci-dessous montre que la
variation de pression de 10 hPa en quelques heures est réaliste.

Quelques mots sur l’influence de
la température du boîtier: si celui-ci est très froid ou très chaud,
cela engendre des déformations de la capsule indésirables, ce qui se
traduit par une source d’imprécision supplémentaire. Certains modèles
sont vendus avec une compensation en température intégrée. Pour ce qui
concerne les autres modèles, l’imprécision due aux variations de
température s’ajoute à l’imprécision due aux variations de pression.
Retenons pour simplifier l’ordre
de grandeur suivant : en montagne, il faut considérer que la
précision d’un altimètre est de ± 100 m. Ce n’est pas fameux comme
précision. Certains rétorquent : « par temps stable, l’instrument est
précis ». Oui mais les météorologues vous démontreront qu’en montagne,
en règle générale, temps stable = bonne visibilité. Certains autres
disent « il suffit de penser à recaler son altimètre dès qu’on arrive à
un endroit d’altitude connue ». Oui mais si la rando consiste à cheminer
de points en points dont on connaît l’altitude, alors pas besoin
d’altimètre !
Il existe cependant un mode
d’utilisation très pertinent de l’altimètre, indépendamment des
conditions météo : l’utilisation « en différentiel ». Supposons que le
groupe soit à un point identifié sur la carte, et que le brouillard
s’abat. Le chef de course sait alors qu’il lui faut descendre 200 m dans
une direction donnée pour éviter une barre rocheuse. Il lit l’indication
de l’altimètre (peut importe si elle ne correspond pas exactement à
l’altitude vraie), et descend dans la direction en question jusqu’à ce
l’altimètre indique l’altitude du point précédent – 200 m. Dans ce mode
d’utilisation, il n’y a pratiquement pas d’erreur liée au principe de la
mesure. Notons au passage que la boussole, elle, est indispensable.
Pour conclure : un altimètre en
randonnée alpine : oui, mais à condition de ne pas lui faire une
confiance excessive.
Daniel Seitelbach |
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